Le gris s’estompe.

Après une longue journée à explorer Londres seule, j’ai réalisé qu’un autre changement silencieux s’était opéré en moi.
Quand on traverse des difficultés liées à sa santé mentale, il devient vraiment difficile de voir de la beauté dans quoi que ce soit. Notre cerveau essaie de nous convaincre que rien de ce que l’on regarde n’est spécial, que rien ne nous fera ressentir quoi que ce soit. Une teinte grise et terne envahit tout.
Mais aujourd’hui, en regardant mes photos, j’ai remarqué quelque chose de différent.
Ces moments où j’ai vu la lumière traverser un arbre en fleurs et où j’ai immédiatement pensé “c’est tellement joli”, puis j’ai pris une photo.
Ou ce moment, en marchant dans une rue animée, où j’ai photographié une boîte de fleurs un peu en désordre, mais magnifique.
Des choses simples. Des petits instants.
Et là, j’ai compris.
Le simple fait que je remarque à nouveau ces moments signifie que le gris s’estompe.
Je recommence à voir la beauté autour de moi.
Mon système nerveux se rééquilibre.
Je me sens apaisée.
Est-ce que j’ai encore des journées difficiles ? Non.
Est-ce que j’ai encore des moments difficiles ? Absolument.
Mais le gris s’en va.
Les couleurs reviennent.
Et cette prise de conscience… est à la fois douce et profondément merveilleuse.

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